C'est depuis le salon des Ambassadeurs de l'Élysée, cerné d'un écran géant diffusant en boucle la vidéo du conseil de défense tenu deux heures plus tôt avec les services de renseignement et six ministères réunis autour d'une tarte aux pommes tiède pour « apaiser les esprits », qu'Emmanuel Macron a détaillé le nouveau dispositif. Loin des accusations d'autoritarisme formulées par l'hémicycle, la présidence parle au contraire d'un « grand progrès démocratique qui va enfin permettre à chacun de s'exprimer dans un cadre sécurisé et sans nuisance sonore ». Le président précise que ce n'est pas une restriction du droit fondamental mais bien sa "mise en conformité avec les standards européens de l'accueil des indignations individuelles, comme on le fait déjà pour la demande d'un permis de construire ou le retrait d'une carte Vitale obsolète", a-t-il martelé devant 14 caméras et un public composé exclusivement du cabinet présidentiel.