Après la suspension soudaine des exportations saoudiennes en mer Rouge et la perte de contrôle opérationnel du détroit de Bab el-Mandeb au profit des forces d'influence iraniennes, l'Organisation des Nations unies a tenu, ce mardi matin à Genève, un sommet extraordinaire de crise. Selon les conclusions préliminaires du rapport d’étape rédigé par un collège d'experts en relations internationales, le marché pétrolier mondial se trouverait désormais menacé d'effondrement systémique en raison d'une défaillance humaine majeure : « l’absence totale d’individus majeurs et vaccinés dans un rayon de trois mille kilomètres autour de la péninsule Arabique ».

Un dispositif de garderie armée validé par le Conseil de sécurité

Le document de cent quarante pages, que notre rédaction a pu consulter en exclusivité, pointe avec une rigueur clinique les limites de la diplomatie balistique conventionnelle. Les rédacteurs déplorent notamment que des infrastructures énergétiques garantissant l'équilibre macroéconomique de quarante-sept pays soient laissées « à la libre appréciation de messieurs qui se disputent un bras de mer comme des enfants de moyenne section se battent pour une pâte à modeler séchée ». Pour parer à l'urgence, le Conseil de sécurité a adopté à l'unanimité la résolution 2741 instaurant un mandat de protection parentale renforcée.

Le texte prévoit l'envoi immédiat d'une force d'interposition non armée mais dotée d'une autorité morale certifiée. « Nous allons installer une barrière de sécurité homologuée aux deux extrémités du canal de Suez et confisquer temporairement les clés du pipeline est-ouest jusqu'à ce que tout le monde ait présenté des excuses claires et audibles », a précisé Jean-Eudes de Montmirail, secrétaire adjoint pour la stabilisation des crises immatures. Dès lundi prochain, une éducatrice spécialisée de l’académie de Créteil prendra officiellement ses fonctions sur un porte-hélicoptères civil mouillant au large de Djibouti, avec pour mission prioritaire de désamorcer les tirs de missiles par un ton ferme et monocorde.

La mise en place d'un « coin de réflexion » au large du Yémen

Sur le plan tactique, les modalités d'engagement rompent radicalement avec les manuels de l'Otan. Tout navire militaire capturé ou hydrocarbure détourné fera l'objet d'une sanction immédiate sous la forme d'un retrait des privilèges de navigation récréative. « Si l’Arabie saoudite et l’Iran persistent à ne pas vouloir partager l'accès aux eaux territoriales, nous couperons purement et simplement le pétrole pour tout le monde le week-end prochain, sans négociation possible », a martelé la diplomate en chef, brandissant le compte-rendu disciplinaire des soixante-douze dernières heures.

Les états-majors régionaux ont d'ores et déjà été avertis : en cas de nouvelle frappe de drone sur un méthanier, les belligérants seront contraints de s'asseoir chacun sur un îlot rocheux distinct pendant une durée équivalente à leur âge institutionnel, soit environ quatre-vingt-douze minutes pour la dynastie saoudienne. Un protocole qui suscite une certaine fébrilité chez les traders de la City, lesquels s'inquiètent toutefois de voir le baril de Brent indexé sur le barème d'images distribuées pour bonne conduite.

Des cours obligatoires de vivre-ensemble pour les ministères de la Défense

À Riyad comme à Téhéran, les chancelleries peinent à dissimuler leur désarroi face à ces nouvelles règles d'engagement. Selon une source diplomatique anonyme, le prince héritier saoudien aurait tenté de négocier une dérogation sous prétexte qu’il « avait touché le détroit en premier », une ligne de défense balayée d'un revers de main par les observateurs onusiens, qui rappellent que cette règle n'a plus cours en droit coutumier depuis la conférence de paix de Westphalie.

Pour consolider ce retour au calme forcé, l'Unesco organisera dès le mois prochain une série d'ateliers obligatoires de gestion non violente de la frustration à destination des officiers généraux. Les participants devront notamment apprendre à exprimer leurs différends géostratégiques à l'aide de marionnettes en feutrine, sous le regard vigilant de moniteurs agréés par la Jeunesse et les Sports.